Ski alpin

Les 5 descentes les plus dures au monde

Quelles descentes de la FIS font le plus peur aux pros et pourquoi ?
Écrit par Riikka Rakic
Temps de lecture estimé : 3 minutesPublished on
Le skieur Erik Guay en action.

Erik Guay

© Alain GROSCLAUDE/AGENCE ZOOM

En conditions de course, les descentes du circuit de Coupe du monde FIS ne sont rien pour la plupart des skieurs, même au bon niveau. Typiquement, leur surface brille car c’est de la glace et non de la neige, et faire une faute de carre signifie partir pour une longue glissade vers les filets de sécurité. Ce qui est fun pour les pros est à apprécier avec parcimonie pour le reste d’entre nous.
Si vous venez de regarder l’édition 2014 de la descente de Saslong à Val Gardena, vous avez été témoin d’un des plus brutaux chapitres de l’histoire de cette course. Le manque de neige a créé des conditions extrêmes avec plus de vitesse et plus de temps en l’air qu’auparavant.
Et il y a plus qui arrive cette saison. Bien que Stelvio à Bormio en Italie soit hors du calendrier pour la première fois depuis 1993, les skieurs (et skieuses) les plus rapides du monde auront du boulot.
Erik Guay à Wengen en 2014

Erik Guay à Wengen en 2014

© Alexis BOICHARD/AGENCE ZOOM

Wengen (Suisse)
Avec 4.415 mètres, la descente de Lauberhorn est la plus longue du circuit de la Coupe du monde FIS. Non seulement elle prend plus de deux minutes et demie à skier, mais elle est aussi celle avec les plus hautes vitesses enregistrées, y compris le record non-officiel de 161,9 km/h signé par le Français Johan Clarey en janvier 2013. Pas besoin de se demander pourquoi les skieurs cherchent leur souffle quand ils sont dans l’aire d’arrivée.
Lindsey Vonnen saute en ski lors d'une compétition de Super G en 2013.

Décollage de Lindsey Vonn

© ASP Red Bull/Red Bull Content Pool

Cortina d’Ampezzo (Italie)
Le Wengen de ces dames, c’est Cortina d’Ampezzo. Au beau milieu du site classé par l’Unesco dans les Dolomites, le départ de la descente de Cortina est en face des trois sommets de Tofane et droppe tout de suite dans l’incroyablement raide Tofanaschuss, bordé de rochers tranchants. La piste Olimpia est celle où le légendaire Toni Sailer a remporté l’or en Descente aux Jeux de 1956.
Ça descend !

Ça descend !

© samovidic.com/Red Bull Content Pool

Kitzbühel (Autriche)
Aucune liste des descentes les plus folles ne serait complète sans la fameuse et effrayante Hahnenkamm de la Streif. Les chiffres-clé sont là : pente à 85%, sauts de 60 mètres, 860 mètres de dénivelé, et certaines parties du parcours ne sont même pas damées pour le ski de loisir. Pour plus de détails, jetez un œil au nouveau film Streif – One Hell of a Ride sur www.streif-film.at.
Dominique Gisin en Coupe du monde à St Moritz.

Dominique Gisin en Coupe du monde à St Moritz

© Alain Grosclaude/Agence Zoom

St Moritz (Suisse)
Le départ de la descente masculine de Corviglia à St Moritz est plus raide que la fameuse Streif. On y passe de 0 à 130 km/h en sept secondes ! Contrairement aux filles qui sont régulièrement à St Moritz, le tracé des hommes à Corviglia ne sera de retour qu’en 2017.
Lindsey Vonn en action

Lindsey Vonn en action

© Erich Spiess/Red Bull Content Pool

Garmisch-Partenkirchen (Allemagne)
Aujourd’hui, il y a deux tracés Kandahar dans la ville de Garmisch-Partenkirchen – un pour les filles et un pour les garçons. Si le tracé des filles atteint 85%, celui des garçons atteint 92%. Parcouru pour la première fois en entier en 2009, il contient la section la plus raide du circuit de la Coupe du monde.
Pour ne rien manquer du grand cirque blanc, suivez-nous sur Facebook et Twitter.