Le Français Matthias Dandois est de retour pour une nouvelle aventure, cette fois en tant qu'animateur du nouveau podcast, Decoding Athletes. Nous l'avons rencontré pour en savoir un peu plus sur cette expérience.
De nouveaux épisodes seront diffusés tous les mercredis à 18h dans lesquels de nombreux athlètes - et des guests - seront interviewés.
Téléchargez ici et gratuitement l’application Red Bull TV pour profiter de nos vidéos, directs et événements de sports extrêmes sur tous vos écrans !
Qu'est-ce qui t'a incité à lancer un podcast ?
J'écoute des podcasts quand je conduis pour aller à des compétitions et j'aime beaucoup le podcast de Joe Rogan. Je n'ai jamais vraiment voulu être journaliste, mais j'ai rencontré beaucoup de gens intéressants au fil des années. Je suis assez ouvert d'esprit. Même quand on filme des projets de BMX dans la rue, j'aime aller parler aux gens. On ne sait jamais sur quoi on va tomber.
C'était formidable d'avoir cette opportunité pour cette série de podcasts où j'ai pu parler à certaines des personnes les plus inspirantes et les plus intéressantes du monde. Ça a été une expérience folle.
Quel est le principe de base de cette série ?
Pour ce podcast, j'ai pu interviewer les meilleurs athlètes du monde dans leurs disciplines, comme Danny MacAskill en vélo de trial freestyle, Cyril Despres en rallye et l'explorateur Mike Horn. L'objectif était d'essayer de découvrir comment on faisait pour être humainement aussi incroyable et un athlète aussi spectaculaire tout en essayant d'inspirer les nouvelles générations.
Je voulais répondre à tous les gens qui, chez eux, me demandent : "Comment devient-on un athlète professionnel ?" Il ne s'agit pas seulement de poster des clips sur Instagram ! Il faut du dévouement, du sang, de la sueur et des larmes. J'espère que ça va inspirer beaucoup de gens.
L'un des athlètes t'a-t-il vraiment surpris ?
Bien sûr, j'ai fait des recherches et je pensais les connaître assez bien, mais tous les athlètes m'ont surpris. Je suis allé interviewer la pilote de rallye britannique Catie Munnings et c'était dingue. Elle n'est vraiment pas grande et c'est incroyable la façon dont elle conduit cette voiture. Sa famille la soutient constamment. C'était une expérience incroyable de pouvoir interviewer toutes ces personnes et j'ai hâte d'en faire plus. On a enregistré sept podcasts et on a dû passer deux jours avec chaque athlète, pour que les auditeurs puissent vraiment avoir une idée précise de qui ils sont.
Nous avons dû passer deux jours avec chaque athlète, pour que les auditeurs puissent vraiment avoir une idée précise de qui ils sont.
Qu'as-tu retenu de toutes les interviews que tu as réalisées pendant toutes ces années ? Ça t'a aidé pour interroger ces athlètes ?
La première chose qui me vient à l'esprit, c'est que les gens me posent toujours les mêmes questions ! J'ai fait des milliers d'interviews dans ma carrière et je ne voulais pas poser les mêmes à ces athlètes. J'ai essayé d'utiliser mes connaissances et mon expérience de sportif pour être un journaliste différent. Je ne pourrai jamais être un meilleur journaliste que quelqu'un qui l'a fait pendant longtemps, mais il faut savoir mettre à profit ses propres atouts.
Les podcasts sont différents des interviews car tu dois te rappeler que quelqu'un t'écoute en permanence. Après les dix premières minutes, la personne interviewée commence généralement à s'ouvrir et ne peut plus s'arrêter de parler. On espère que d'autres personnes que les fans de sports extrêmes écouteront ces athlètes qui nous ont offert des réponses vraiment sincères.
Un athlète qui interroge un autre athlète, il obtient des réponses différentes car il les comprend davantage. Par exemple, je suis ami avec Danny depuis longtemps. Et c'était génial de partager nos propres expériences et de trouver un terrain d'entente pendant la discussion. J'ai eu l'impression que chaque fois que j'ai interviewé ces athlètes, j'ai appris à les connaître plus qu'avant.
Un athlète qui interroge un autre athlète, il obtient des réponses différentes car il les comprend davantage.
Pour en revenir à ta carrière de BMX, quels sont tes principaux objectifs à présent ?
Je vais bientôt avoir 31 ans. Les Jeux olympiques de Paris sont très importants pour ma carrière. Le BMX ne sera pas à Tokyo, mais en 2024, alors je vais m'accrocher et essayer de ramener cette médaille au pays. Ce serait formidable. J'ai aussi gagné huit fois le circuit de la Coupe du monde, alors ce serait bien d'obtenir dix titres pour arrondir.
A part ça, je fais des projets vidéo sympas comme celui que j'ai fait à New York et j'essaie d'inspirer la nouvelle génération. J'essaie de rendre au sport tout ce qu'il m'a donné pendant toutes ces années!