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Surf
L'icône du freesurf Noa Deane nous parle de son dernier projet : Munch
Alors que Red Bull TV présente le dernier film de Volcom, Munch, nous nous sommes entretenus avec Noa Deane, afin de discuter de la face cachée de sa célébrité à l’époque des réseaux sociaux.
Écrit par Chris Binns
Temps de lecture estimé : 6 minutesPublished on
La technique de surf de la superstar australienne, bien que risquée, couplée à une détermination sans faille, plaît aux fans depuis de nombreuses années. À l’approche de ses 30 ans, après une petite pause due à un burn-out il y a quelques années de cela, il se dit plus en forme que jamais et juge son surf comme le meilleur de sa carrière. Chaque jour il se surpasse et surfe mieux que tous ses concurrents, ce qui laisse derrière lui des vidéos de glisse exceptionnelles.
Le freesurfeur australien Noa Deane joue dans le dernier film de Volcom, Munch.
Noa Deane, star de Munch, et bien plus© Thomas Robinson/Volcom
Au début de l'année, Deane a resigné avec son sponsor de longue date, Volcom, et pour célébrer ça, il vient de sortir Munch, un film qui amène une bouffée d’air frais dans le domaine du surf. Avec ses partenaires de sparring de longue date, Ozzie Wright, et Balaram Stack, le tout magnifiquement filmé par la caméra de James Kates.
Nous avons rencontré Deane chez lui, en Nouvelle-Galles du Sud (Australie, ndlr), pour savoir comment il gère la célébrité étant un excellent surfeur mais aussi le fils de l'icône du surf des années 70, Wayne Deane. Regardez le film ci-dessus puis plongez-vous dans notre entretien avec Deane.

Munch est un film génial. On imagine qu’il n’a pas été compliqué de convaincre Volcom de tourner avec Balaram Stack et Ozzie Wright ?

Noa Deane: Certainement pas ! C'était mon idée autant que celle de Volcom, donc tout s'est fait assez facilement. J'ai toujours surfé avec Ozzie, mais je ne sais pas si j'ai déjà surfé avec Balaram en dehors d'Hawaï et c'était génial. Il est venu, on a fait quelques spots et il a tout déchiré. J'adore surfer avec ce mec.

Le surfeur Balaram Stack se jette dans une grosse vague de la côte est australienne.
Balaram Stack, calme dans l'œil de la tempête© Thomas Robinson/Volcom
Ozzie Wright envoie un slob air lors d'une session de surf à Avalon Beach, en Australie.
Ozzie Wright envoie un slob air quelque part sur la côte est australienne© Tom Carey

Ozzie Wright semble toujours aimer le surf comme aux premiers jours, est-ce vrai ?

C'est le meilleur. Je l'ai rencontré pour la première fois quand j'avais 18 ans et je me souviens avoir pensé que c'était dingue que ce mec surfe autant, alors qu'il faisait probablement ce sport depuis 15 ans. Il apprécie vraiment la discipline et c'est dingue. Avoir encore cette passion, c'est incroyable. Le surf est le meilleur métier du monde, mais il est difficile de continuer à se réinventer et de changer sa façon de surfer, et il le fait parfaitement.

Depuis des années, Ozzie Wright divertit les surfeurs du monde entier, dans l'eau et hors de l'eau.
Le ménestrel préféré des surfeurs, Ozzie Wright© Tom Carey/Volcom
Ozzie apprécie vraiment le surf et c'est génial. C'est incroyable d'avoir encore autant d'envie
Noa Deane

Les gens pensent probablement que c'est une vie glamour, mais cela doit être très dur, de passer sa vie sur la route et de se retrouver au milieu de nul part…

C'est drôle, vous essayez de faire les choses le moins cher possible, parce que cela vous permet de faire plus de voyages. Il ne s'agit pas vraiment de s'amuser en dehors de l'eau, alors on se contente des hôtels les moins chers possibles. On se retrouve souvent avec juste la télévision sans accès à internet. On ne choisit donc pas le programme et on doit s’adapter à ce qui passe.

Ces endroits sont toujours situés à côté d'un restaurant douteux, où l'on rencontre plein de gens. Vous tombez toujours sur quelqu'un de bizarre qui va vous dire quelque chose de fou, comme si l'univers voulait que vous le rencontriez.

Les surfeurs Noa Deane et Balaram Stack chasse et pêche sur la côte sud de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie.
Noa Deane et Balaram Stack, chasse et pêche sur la côte sud© Thomas Robinson/Volcom

Vous avez organisé une série d'avant-premières avant la sortie du film. Montrer votre travail devant une salle pleine doit être satisfaisant ?

C'est l'une des principales raisons pour lesquelles j'aime ça. C'est cool. Les jeunes sont tellement impressionnables. Ce sont des éponges et j'adore leur poser des questions sur le surf et sur les endroits où ils aiment surfer. S'ils sont enthousiasmés par la vidéo et par ce que vous faites, c'est vraiment spécial.

Vous êtes toujours attentif au nombre de vues que vous obtenez, mais il est également important qu'un jeune soit touché. S'ils aiment la musique et le surf, et que ça les touche, ça peut changer leur vie. C'est génial.

Noa Deane lance un gros backside aerial lors d'une session de surf en Australie.
Noa Deane vit pour chasser et atteindre les plus grosses rampes© Thomas Robinson/Volcom

Tu as quitté la Gold Coast dans le Queensland pour la côte sud de la Nouvelle-Galles du Sud et tu es devenu proche des communautés locales de bodyboarders. Que t'ont appris ces gens ?

J'ai été époustouflé par la volonté qu'ils ont de surfer et de faire des clips. Tu peux surfer toute la matinée et obtenir les clips les plus fous, mais ils ne s'arrêtent pas là. Ils essaieront toujours de faire deux vagues de plus, même si tu es complètement cuit.

En observant les bodyboarders, on s'aperçoit que toutes les vagues qui font des tonneaux sont des rampes pour eux. J'ai donc emprunté cette mentalité à beaucoup de gens avec qui je surfe, et cela me donne envie d'y aller toujours plus fort.

Noa Deane s'envole en surf sur un spot de la côte est de l'Australie.
Noa Deane qui s'envole© Thomas Robinson/Volcom

C’est quoi bien surfer pour vous ?

Le “Barrel-to-air” (prendre un rouleau avant d’effectuer des figures en fin de vague, ndlr), c'est le summum. Ce que je préfère regarder, c'est North Point, en Australie-Occidentale. C'est la vague la plus folle à mes yeux et j'adore voir les gens l'affronter quand elle est parfaite. J'ai adoré ce que Vans a fait avec le Pipe Masters. (Je sais qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui font des airs dans leurs heats), mais s'il y a un jour où c'est barrel-to-air à Pipe, c'est l'une des choses les plus excitantes à regarder.

Rouleau ou air, de quel côté penchez-vous ?

C'est difficile. J'aime beaucoup les airs, mais il n'y a rien de mieux que de rentrer dans un rouleau. J’ai fait un burn-out il y a quelques années, et je pense que mon second souffle était dû au fait que je n'aimais que les airs et que maintenant j'aime aussi me faire quelques rouleaux.

Noa Deane surfe dans un gros tube sur la côte sud de la Nouvelle-Galles du Sud.
Noa Deane et le type de vague qui l'a poussé à s'installer dans le sud© Thomas Robinson/Volcom

Vous aurez bientôt 30 ans. Cela signifie-t-il quelque chose pour vous ou n'est-ce qu'un chiffre ?

Je suppose que ça veut dire que je dois me comporter comme tel ? Non, oubliez ça. Mais je suis content. Je suis ravi d'avoir été payé pour surfer aussi longtemps et j'ai l'impression de surfer mieux que jamais.

Quelles sont les prochaines échéances ?

Je veux faire une vidéo plus approfondie, ce serait cool de faire un portrait plus profond. Je pense que les gens aiment ces vidéos où les gens parlent de toutes les choses qui se sont produites durant leur carrière. C'est intéressant de voir comment fonctionne l'esprit des gens et j'ai l'impression qu'il est possible d'intégrer beaucoup d'images et de choses intéressantes dans ce genre de vidéo. Je ne sais pas s’ils pensent que c'est cool ou pas, mais c'est un de mes objectifs. J'aurais l’impression d’avoir accompli quelque chose si j’arrive à faire un film comme ça.

Noa Deane surfe dans un énorme tube sur la Gold Coast
Noa Deane dans un énorme tube sur la Gold Coast© Thomas Robinson/Volcom

Dernière question pour ceux qui ont vu le film, est-ce que vous vous êtes remis de la blessure au niveau de votre aisselle ?

C'était horrible. Ça m'a frappé si fort, ça m'a fait si mal et quand j'ai mis ma main dans ma combinaison, toute ma main s'est enfoncée dans mon aisselle. C'était très étrange. Ils m'ont dit que je ne pouvais pas surfer, mais je n'avais surfé qu'une fois et pris trois vagues, alors il était hors de question que j'en reste là. J'ai mis du ruban adhésif et je ne pouvais vraiment pagayer qu'avec un bras, mais j'ai pris quelques vagues supplémentaires et j'ai essayé quelques airs de plus, ce qui était stupide et n'a fait qu'empirer les choses, mais tout va bien.

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