- Construction : 1953
- Première course en F1 : 1980
- Localisation : Imola (Italie)
- Longueur : 4,909 km
- Distance de course : 309,049 km
- Vitesse moyenne : 151 km/h
- Nombre de virages : 19
- Zones de DRS : 1
- Nombre de tours : 63
- Plus grand nombre de victoires : Michael Schumacher (7)
- Vainqueurs lors des 10 dernières éditions : Ralf Schumacher (2001), Michael Schumacher (2002, 2003, 2004, 2006), Fernando Alonso (2005), Lewis Hamilton (2020), Max Verstappen (2021, 2022, 2024)
- Record du tour : Valtteri Bottas (1 min 13 s 609)
Le 18 mai aura lieu le Grand Prix d’Émilie-Romagne, septième manche du championnat du monde de Formule 1. L'occasion de passer au peigne fin le mythique circuit ou se dérouleront les festivités pour la quatrième année consécutive (annulation du circuit en 2023 à cause d'inondation) : le circuit Enzo et Dino Ferrari, autrement appelé circuit d’Imola.
Un circuit "old school"...
De longues courbes rapides, une étroitesse singulière... Imola, c’est un circuit "old school". Long de près de 5 kilomètres et constitué de 19 virages aux noms désormais ancrés dans l'histoire de la F1, il fait partie des rares tracés européens où les monoplaces évoluent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Mais c'est surtout son exiguïté qui pose problème aux pilotes.
"Ce n'est vraiment pas l'endroit où tu veux venir pour ta seconde course avec une nouvelle équipe" expliquait ainsi Sergio Pérez en 2021. "C'est l'un des circuits les plus difficiles à boucler. Il est tellement étroit que vous êtes à quelques millimètres de l'herbe..."
Même son de cloche chez son coéquipier de Red Bull Racing Max Verstappen qui, étroitesse oblige, met l'accent sur la (grosse) quantité de vibreurs à gérer : "Il est important de trouver un bon compromis entre vitesse de pointe pour la longue ligne droite et appui pour pouvoir bien prendre les vibreurs."
Si en 2020, la piste avait eu raison de son pneu arrière droit qui avait crevé au 43e tour, contraignant le Néerlandais à abandonner, il avait pris sa revanche en 2021 en y signant la 11e victoire de sa carrière sur un sol détrempé et après une course particulièrement mouvementée... avant de récidiver un an plus tard en scorant le maximum de points possible (grâce à une victoire en course sprint le samedi et en GP le dimanche tout en signant le meilleur tour). En 2024, il a de nouveau triomphé à Imola, à seulement 7 dixièmes de secondes devant Lando Norris, confirmant sa domination sur ce circuit technique et exigeant.
"Cela me fait mal de le dire, mais un ou deux tours de plus, je l’aurais eu", avait concédé Norris après le GP. Verstappen a en effet dû repousser les assauts du britannique dans les derniers tours. Il a déclaré : "Dans les dix derniers tours, j’étais à fond et j’ai vu Lando se rapprocher, je ne pouvais pas me permettre de faire trop d’erreurs" . Parce que c'est un fait tristement célèbre : la piste d'Imola est connue pour ne pas faire de cadeaux aux pilotes.
... et chargé d'histoire
Quand on pense à Imola, on pense inévitablement à Roland Ratzenberger et Ayrton Senna. En avril 1994, les deux pilotes y perdent tragiquement la vie lors d'un week-end de course qui reste, à ce jour, le plus meurtrier de l'histoire de la discipline.
Après ce week-end noir, le circuit subit quelques transformations : deux chicanes sont ajoutées et les virages Tamburello, Villeneuve, Acque Minerale et Variante Bassa sont modifiés. Le circuit d'Imola, qui perd alors en rapidité, disparaît ensuite du calendrier en 2006 avant de faire son grand retour 14 ans plus tard, en 2020, en pleine crise de Covid-19.
Mais si le circuit restera probablement associé à jamais à cette tragédie, il a aussi été lé théâtre de quelques exploits, à commencer par celui du Grand Prix de Saint-Marin de 1983, où les trois Français Patrick Tambay, Alain Prost et René Arnoux ont grimpé sur le podium.
En 2001, c'est un Allemand qui fait sensation. Ralf Schumacher, frère de Michael, court alors sa quatrième saison en Formule 1 mais n’a toujours pas décroché de victoire en Grand Prix. À Imola, il change la donne puisqu'il termine en tête devant Coulthard et Barrichello, offrant au passage sa première victoire à Williams depuis 1997.
2025 nous offrira-t-elle son lot de moments qui resteront dans les annales de la Formule 1 ? Une chose est sûre, Red Bull Racing entend bien continuer à marquer la saison de son empreinte. Alors rendez-vous le 18 mai !
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